L’ASIATHÈQUE / Hubert Delahaye – Histoires de mers le 14 novembre 2018

Le 14 novembre 2018

Nouvelles Collection « L’Asiathèque Littérature »

160 pages – 14,50 €

Format : 12 X 18 cm

Histoires de mers

Hubert Delahaye

Des récits captivants dignes des grands écrivains de la mer.

La mer connaît des histoires. Elle en a tant à raconter qu’on se demande si elle n’en invente pas. On ne les écoute pas toujours parce que certaines nous font peur. La mer se prête avec complaisance au romanesque ou au tragique. Elle est comme la vie, elle a le goût du drame. […] Se doute-t-elle qu’elle tient le rôle principal dans ces films et ces livres qui nourrissent nos fantasmes ? Ces Histoires de mers sont-elles vraies ? Elles parlent de bateaux et de ports, de capitaines, de pêcheurs et d’aventuriers, de marins et d’imprudents, de déracinés et d’autochtones, de terres lointaines et de naufrages. Il nous faut tendre l’oreille pour entendre la mer évoquer les bonnes et mauvaises fortunes des hommes qu’elle confie au vent, tandis qu’elle garde pour elle le secret des abysses et du sexe des îles. (H. D.)

Hubert Delahaye a passé sa vie professionnelle au sein du Collège de France dans le domaine de la sinologie. C’est le goût de l’ailleurs, tout autant rêvé que sujet de recherche, qui le guide et c’est naturellement qu’il place le grand large comme personnage clé de ces histoires humaines. Comme pour Lettres d’Ogura (publié dans la collection « Liminaires » à l’Asiathèque en 2017), le décor naturel paraît façonner les personnes qui y vivent.

Extrait “Le bateau ne s’éleva que doucement au début. On aurait dit que la vague cachait son jeu, se faisait désirer. Quelques secondes plus tard, la pente augmenta au point que Hayworth dut s’accrocher au bastingage. Quelques secondes encore et il ne vit plus qu’une falaise d’eau qui montait jusqu’au ciel. Il s’accrocha des deux mains à la rambarde tandis que ses pieds glissaient en arrière sur le plancher de la coursive. L’inclinaison devait dépasser les 45°. Une sirène se déclencha en haut du château arrière et la pente augmenta encore. Les 200 mètres de coque du Vanguard Crystal semblèrent grimper à l’assaut du sommet avant de se stabiliser à mi-pente, en équilibre entre son propre poids et la force de la vague qui poussait devant elle ce sabot géant. ”

Avec la sobriété de style qui caractérise Hubert Delahaye, ces Histoires de mers nous entraînent vers d’autres lieux où vivent des héros ou des antihéros aux prises avec un destin peut-être fatal. Les récits sont parfois poignants ou pleins d’une ironie amère, imprégnés de lectures et de voyages. On croit apercevoir Orwell, Conrad, Hemingway ou Mishima, Melville et quelques autres, mais le ton de ces Histoires n’appartient qu’à leur auteur.